Abbaye de Pierredon, église romane, vignoble, oliveraie



Aux XIe et XIIe siècles, de nombreux édifices religieux sont édifiés dans les Alpilles, souvent à proximité d'une source où les romains avaient établi un habitat. L'église romane de Pierredon, vouée à Sainte-Marie, date de cette époque, sur le site romain « podium rotundum » (petite éminence arrondie) dont elle tient son nom. Elle a été construite avec des pierres calcaires extraites sur place.



L'église appartient d'abord à l'archevêque d'Arles, qui la cède en 1205 à la communauté des moines de Chalais (près de Grenoble). Ces moines, les Chalaisiens, constituent un ordre religieux proche des cisterciens. Au XIIIe siècle, ils construisent une abbaye, mettent en valeur des terrains et pratiquent l'agriculture, l'exploitation des forêts, ainsi que l'élevage d'ovins et de caprins. Attirés par les solitudes alpestres, ils mènent une vie de silence et de prière.



L'Abbaye de Pierredon est « fille » de celle de Boscodon, près d'Embrun, tout comme cinq autres dans la région, dont Valbonne, près de Grasse. Les moines chalaisiens agrandissent l'église et construisent leur monastère, dont les restes sont aujourd'hui intégrés dans la vaste maison. Ils reçoivent des dons et achètent un moulin et des terres alentour.



Mais de violents conflits éclatent entre l'évêché et le pouvoir de la « République d'Arles », fondée par des aristocrates enrichis par le commerce. Les projets des moines sont interrompus et leur prospérité prend fin.



En 1312, l'abbaye devient dépendante de celle de Boscodon mais l'institution des moines chalaisiens n'existe plus.



Le prieuré Sainte-Marie de Pierredon est sécularisé en 1550 et probablement acheté par la commune de Saint-Rémy de Provence, qui le revendra plus tard. A partir du XVIIe siècle, Pierredon est un prieuré indépendant qui passe entre les mains de différents propriétaires. Les prieurs veillent à son entretien et l'église reste ouverte au culte.



La Révolution épargne le domaine. Vers 1800, l'ensemble des bâtiments est unifié par une belle façade donnant sur une cour fermée par des grilles majestueuses. Une vaste bergerie s'étend au delà du mur Ouest.



Fin 1942, la propriété est acquise par une société qui élève des abeilles et commercialisent leur miel. Après la revente, en 1951, elles sont revenues tous les ans pour butiner le thym et le romarin des collines.

C'est un artiste peintre, Jean Martin-Roch, qui occupe ensuite la demeure et y installe son atelier. Avec lui et son épouse, Pierredon s'ouvre à l'art et à la convivialité.

Un incendie a ravagé le domaine pendant l'été 1999 mais la demeure fut miraculeusement épargnée. En 2001, le nouveau propriétaire entreprend des travaux de grande ampleur pour réhabiliter l'ensemble des bâtiments et les terres alentour, avec un vignoble et une oliveraie. Sainte-Marie de Pierredon est entrée dans une ère nouvelle.












Les hommes de dieu.

Pierredon : un lieu de vie pour des moines ermites.



Heurs et malheurs.

Une histoire mouvementée au cours des siècles.



Un lieu voué au culte.

Pierredon conserve longtemps sa vocation.



L'époque moderne.

Années 2000 : le nouveau visage de Pierredon.






L'empreinte de la vie monastique



A l'origine : une chapelle, une source.

Des moines s'installent vers 1205 et construisent une abbaye.

Aujourd'hui, l'église est toujours là et l'esprit des moines demeure.


Abbaye Sainte-Marie de Pierredon - 1205
Abbaye Sainte-Marie de Pierredon - 1205
1205
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